Le processus pour élaborer la couverture a été long et a dépendu en partie de celui pour créer le titre de cette BD. A l’origine le titre était “Chroniques du confinement” qui a évolué vers “Chronique de la confinerie”qui traduisait mieux de mon point de vue le bordel ambiant lié au confinement !

Cela a ensuite évolué vers “le journal de la confinerie” dans la mesure où produisant une page par jour, je tenais réellement un journal de l’enfermement…

Avec ce titre en tête, j’ai réalisé le premier projet de couverture à partir d’une aquarelle.

Je dessinais tout en noir et blanc à ce moment, ce qui a donné la couverture suivante.

Puis il y a eu le déconfinement et toute la réflexion que j’ai mené sur la déconfinerie en miroir tout aussi bordélique de la confinerie. J’ai d’abord réintroduit la couleur, mais le titre ne m’allait plus. C’était toujours un journal mais je me suis aussi aperçu que le sujet portait sur la crise économique et sociale que traversait le Liban.

Je me suis apperçu alors que plus que la crise sanitaire je chroniquais aussi la misère et la pauvreté, l’indifférence des élites politiques et leur refus de voir la réalité. Le concept de “confinerie orientale” est apparu à ce moment !

J’ai donc cherché à imaginer une couverture avec beaucoup de personnes. C’était un gros bordel… et il y avait plein de gens !

J’avais fait un peu avant le confinement une page humoristique sur les masques et j’ai imaginé la reprendre.

Ce qui a donné sur un premier jet la page suivante (en reprenant directement plusieurs des personnages déjà réalisés).

Et puis avec un peu d’optimisation, la page à jour suivante… qui sera probablement la couverture définitive.